VŒUX DE LA CDPA-BT POUR l’ANNEE 2023  

Chers membres de la CDPA-BT, chers sympathisants du Parti, chers amis,

1-Nous voici rentrés dans la nouvelle année 2023. La direction de la CDPA-BT souhaite à tous les membres du Parti, à tous ses sympathisants et à chaque  citoyen de notre pays une bonne et heureuse année. Malheureusement, nous avons perdu au cours de l’année 2022 quelques membres, des sympathisants et des amis. C’est la condition humaine. Que la terre leur soit légère.

La direction du Parti souhaite que la nouvelle année maintienne chacun d’entre nous en bonne santé tout au long des 365 jours qui commencent, pour qu’ensemble et avec une politique d’opposition plus active et plus conséquente, l’opposition togolaise parvienne à réaliser le changement démocratique pour lequel nous nous battons depuis plus de trois décennies.

La réalisation de cet objectif est la première des conditions indispensables pour que chaque citoyenne et chaque citoyen parvienne à bénéficier dorénavant de meilleures conditions d’existence dans la paix et dans la dignité.

2– La direction du Parti attire l’attention des membres de l’organisation sur le fait que l’opposition n’a pas pris le pouvoir à l’issue des présidentielles de février 2020. Comme 2020 et 2021, l’année 2022 a subi, elle aussi, les désastreuses conséquences de la participation de partis d’opposition aux élections présidentielles de février 2020: accentuation des divisions au sein de l’opposition, querelles permanentes au sein des partis d’opposition ayant participé à ce scrutin, permanence des vieilles rivalités, vives empoignades verbales qui continuent d’occuper tout le champ politique jusqu’à présent…

Comme en 2020 et comme en 2021, il n’y avait pas eu de place pour le débat politique au sein de l’opposition. Pendant ce temps, le régime terrorise, bâillonne, interdit toute manifestation, jette en prison… On y reviendra.

3- A l’échelle du continent, la direction de la CDPA-BT estime nécessaire de ramener l’attention sur un fait capital. Au courant des années 2020 déjà, certains États de l’ancien espace colonial français d’Afrique avaient fini par décider d’exiger de la France, l’ancien colonisateur, le respect de leur souveraineté nationale et, en tant qu’États devenus souverains, d’avoir le droit de signer des accords de coopération avec des États de leur choix. Il s’agit de la Centrafrique en Afrique centrale, du Mali en Afrique de l’Ouest ; la Guinée et le Burkina Faso semblent prendre la même voie.

Ce sont là des faits inédits dans les rapports entre la France et les États issus de son ancien espace colonial d’Afrique depuis la fin de la seconde guerre mondiale (1945). La tendance s’est maintenue malgré les menaces de Paris; et de toute évidence, elle s’est consolidée tout au long de l’année 2022.

Objectivement, c’est une avancée pour le continent. On reviendra à ce propos sur la position réactionnaire prise par les autres chefs d’État de la CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest).

La CDPA-BT émet le voeu de voir au cours de cette nouvelle année 2023 l’opposition togolaise prêter une attention plus construite à ces faits nouveaux qui conditionnent si fortement le devenir de la sous-région ouest-africaine et d’une institution réactionnaire comme la CEDEAO. On y reviendra.

4- A l’échelle du monde enfin. Un des faits parmi les plus importants de l’année 2022 est la guerre lancée contre l’Ukraine le 24 février 2022 par la Russie sous le nom “d’opération militaire spéciale”. Cette guerre se poursuit encore ce mois de janvier 2023.

Elle ne tombe pas du ciel. De toute évidence, elle plonge ses racines dans les rapports ambigus entretenus par les puissances occidentales (les États-Unis en tête) avec la Russie depuis la fin de la “guerre froide” (1991). Mais il s’agit cette fois-ci d’une vraie “guerre chaude”. On y reviendra.

Aucune guerre n’est propre quelle qu’en soit la raison. Mais pour les peuples d’Afrique trop longtemps soumis à la domination étrangère, avec toutes ses conséquences en termes de paupérisation, le plus important n’est pas cette guerre en elle-même, mais quelque chose de bien plus fondamental, à savoir la revendication qui s’inscrit en elle, et qui veut la fin d’un ordre mondial unipolaire avec ses horreurs depuis la fin de la seconde guerre mondiale, pour un nouvel ordre mondial multipolaire réellement fondé sur le principe du droit des peuples à l’autodétermination, et la liberté réelle pour eux de choisir leur propre voie d’évolution politique, économique et culturelle.

La guerre de l’Ukraine semble avoir donné un heureux coup de fouet au projet des BRICS dans ce sens.  La CDPA-BT fait le voeu que les peuples d’Afrique soient plus nombreux à porter ce projet pour contribuer à la réalisation de ses objectifs essentiels au cours de cette année 2023.

Lomé, le 15 Janvier 2023.

Pour la CDPA-BT,

Le Premier Secrétaire

Prof. E. GU-KONU

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